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Carnaval de Cholet

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De virus en virus

De virus en virus

Le virus du carnaval se transmet souvent en famille, pour la plus grande joie de ses acteurs et spectateurs qui ne s’en lassent pas. Depuis l’invention de l’informatique, des virus numériques viennent parfois chatouiller ordinateurs, tablettes et téléphones, au désespoir de leurs utilisateurs. Mais de virus en virus, les vrais, porteurs d’épidémies, se répandent sournoisement parmi les êtres vivants. Si aucun vaccin ne peut leur être opposé, les plus virulents d’entre eux sèment la souffrance, le désarroi et malheureusement parfois, la mort.

Pendant des siècles, ces virus (et autres bacilles) avaient pris l’habitude de prendre le bateau pour contaminer de nouvelles populations. Aujourd’hui, ils prennent l’avion ou la voiture, c’est beaucoup plus rapide, ce qui complique la réactivité de la médecine pour les contrer.

Contaminations

En 2009, le virus H1N1 avait commencé de faire trembler l’humanité avant de s’endormir, vite oublié. Mais fin 2019, le coronavirus (covid-19) a commencé d’essaimer partout dans le monde pour le conquérir en moins de trois mois. Pour limiter la contagion, il a donc fallu se résoudre à éloigner les gens les uns des autres. D’où les mises en quarantaines et les annulations en cascades de rassemblements, qu’ils soient au travail, politiques, sportifs ou festifs.

Changements de masques

L’épidémie s’est ajoutée aux conséquences du dérèglement climatique. En ce qui concerne les fêtes de ce début 2020, tout a commencé avec l’arrêt du carnaval de Venise puis de celui de Nice. Des masques colorés, il a fallu passer aux masques chirurgicaux, beaucoup moins avenants mais plus efficaces contre l’épidémie. À Bâle (Suisse), le carnaval a été annulé. La fois précédente, c’était en 1920 quand sévissaient les ravages de la grippe dite espagnole : plus de cinquante millions de morts dans le monde de 1917 à 1920.

Février, mars, avril 2020…

Les uns après les autres, les carnavals baissent le rideau. Dans notre région, Coëx, Nantes, Vitré ont déclaré forfait. La ville de Cholet est elle aussi contrainte de mettre en sommeil fêtes et épreuves sportives sur fond d’établissements scolaires fermés.

Carême

Si le carême est une quarantaine, dont il ne reste habituellement que le nom, omettant jeûne et privations auxquels l’Église attachait autrefois une grande importance, bon gré mal gré, cette année, les privations s’imposent d’elles mêmes, inédites, sans espoir de réjouissances, même le jour de la mi-carême (jeudi 19 mars).

En pénitence

Pendant cette période du carême, plus particulièrement la semaine sainte, il fut un temps où défilaient avec gravité les confréries de pénitents. Sans connotations touristiques, ils marchaient en procession au rythme lugubre de leurs tambours – à Carpentras, Toulouse, Saint-Junien. À Séville, en Espagne, ces pénitents précédent toujours des chars ornementés et fleuris à caractère religieux.

Ces confréries se donnaient comme mission l’assistance aux pauvres et aux malades. À l’origine de leurs marches dans la ville, les malheurs qu’il fallait conjurer, dont les fléaux que sont les épidémies longtemps assimilées à des punitions divines, en conséquence la demande publique du pardon. 

Photo : Procession des Pénitents blancs – Paris au temps d’Henri III – Gravure en taille douce 1845 – extrait.

De manière plus festive, nos défilés laïcs avec chars et fanfares y ont puisé une partie de leurs origines. Mais sans l’avoir souhaité, aujourd’hui, nous avons l’air de pénitents dépités alors que nos chars eux aussi entrent en pénitence et vont s’ennuyer dans les hangars. Ils attendront patiemment le grand jour de la fête.

Les carnavals et la mort

Les carnavals ont toujours évoqué la mort avec dérision. En 2020, l’une des équipes choletaises (Les Barjots) a choisi d’illustrer la fête des morts au Mexique. Cette illustration ravive ainsi l’esprit des «danses macabres», souvent représentées dans des tableaux aux 15e et 16e siècles, inspirés par les conséquences des épidémies dévastatrices. System’D aura son timonier tout en os. De quoi rappeler l’humanité à davantage d’humilité face à la nature qu’elle dégrade tous les jours à ses risques et périls.

Pas de chance pour ce 850e article de 6temdassos.fr ! De bonnes nouvelles auraient été préférables…

Auteur: La rédaction

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