1865 Cholet – Cavalcade historiqueDes nouvelles du Passé Au XIXe siècle, écrivains, chercheurs, architectes, artistes se passionnent pour l’archéologie naissante et la restauration de monuments anciens, quitte même à les imiter (néogothique). C’est aussi le temps des romans historiques : Walter Scott, Edward Bulwer-Lytton, Lewis Wallace. En France, Père et fils Dumas, Victor Hugo font revivre des temps oubliés de l’Antiquité aux siècles plus récents. La période du Second Empire (1852 1870) voit grandir un peu partout l’intérêt des populations – et pas seulement des intellectuels – pour leur Histoire. Comme la politique s’immisce toujours partout, chacun y trouve son compte pour conforter son nationalisme. 1865 1866 – Aiguillages À Cholet, les festivités de juin / juillet 1865 précèdent de peu l’arrivée des premiers trains dans la ville (inauguration 24 septembre 1866). Les travaux sont presque achevés et de nombreux Choletais y participent. Mr Gustave Richard, maire, se félicite des chances que le chemin de fer va pouvoir offrir à la ville pour son développement économique. Mr Gustave Richard est le fils de l’industriel Louis-Toussaint Richard qui fonda en 1803 la filature de la rue Devau. En ce début de deuxième moitié du XIXe siècle, la ville prend un nouveau départ et s’embellit. Un nouveau boulevard est ouvert qui se nommera plus tard Gustave-Richard. Le train va participer à amplifier le succès des fêtes locales des villes et villages desservis par une gare en facilitant le déplacement des foules. Confiance, Bienfaisance et Pédagogie À lire les discours prononcés pendant ces jours de fête de 1865, la confiance en l’avenir est totale. Aucun doute concernant les progrès agricoles et industriels de ce temps-là. Son «char» (le progrès) entraîne et l’Homme et la Nature vers l’avenir aux brillants horizons. (Cf poème ci-après) Ces jours de fête de juin et juillet sont placés sous le signe de la charité. La cavalcade du dimanche sera gratuite pour le public. Mais une quête y sera effectuée tout le long du parcours, toujours dans l’esprit de bienfaisance, fondement des grandes fêtes populaires. Cette cavalcade, apothéose de ces fêtes estivales, est une longue leçon d’Histoire. Il ne s’agit pas d’un carnaval. C’est plutôt sérieux. Les costumes et tenues de parade y sont nombreux, colorés et variés. Agriculture et Comice À Cholet, tout commence le jeudi 29 juin 1865 sur le Mail – ancienne place aux bœufs où Célestin Port, historien du Maine-et-Loire et républicain convaincu (1828 1901), a dénombré jusqu’à 800 animaux les jours de la foire. L’exposition de fleurs, fruits légumes, plantes et outils est l’œuvre de la Société d’Horticulture. Le lendemain vendredi 30 juin, au même endroit, la Société Sainte-Cécile devait donner un concert au profit des pauvres. Mais, malchance, il pleuvait après un mois de sécheresse. Le concert fut reporté au 3 juillet. En ce soir là, les jardins étaient illuminés. Tarif d’entrée = 1 Franc. Le samedi 1er juillet, c’est le rite du Comice agricole du canton de Cholet : Concours de labourage et d’animaux se succèdent sur le Champ de Foire. Le dimanche (matin) 2 juillet, c’est la remise globale des médailles par les jurys. La sécheresse qui a sévi a limité les variétés et quantités exposées. La Cavalcade historique – L’illusion est complète…(sic) L’après-midi du 2 juillet, les nuages se dissipent. C’est le dimanche de la cavalcade historique tant attendue. La journée se terminera par une retraite aux flambeaux. Il s’agit bien d’une cavalcade compte tenu du nombre de chevaux qui cavalent, partant de la caserne Tharreau pour y revenir, marquant une halte place Travot, une habitude qui perdurera longtemps. Il en fallu des palefreniers du départ à l’arrivée! Cette cavalcade est introduite par le char des Druides suivi du char de l’Horticulture. Il y...
Lire la suite
Commentaires récents